MONTREAL 3eme jour

Pour ce 3eme jour, direction la basilique NOTRE DAME DE MONTREAL, par la rue ST PAUL, la place JACQUES CARTIER, le marché BONSEJOUR et le vieux MONTREAL.

Je ne vais pas vous seriner avec, qui a fait quoi, en quelle année, j ai visité beaucoup d’églises, de basiliques, de cathédrales, mais là le choc est rude. D’habitude c’est austère, sombre, ici c est gai, lumineux avec des trésors de sculptures, en noyer noir, en chêne blanc. Et ce bleu dans l’autel, et le carrelage. Je pense avoir vu un des plus beaux édifices religieux chrétiens.

En face la Basilique il y a la place d’ARMES. A l endroit même où  MAISONNEUVE a tué le chef iroquois.

Et où des personnages de la comédia dell’arte défient, une la banque symbole du pouvoir anglais et l autre le pouvoir religieux

La cour d’appel

Le CHUM, centre hospitalier universitaire de Montréal et son clocher sauvé de la démolition

Et pour finir de l’art inuit et quelques pensées amérindiennes

 

 

MONTREAL 1

 

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Le QUEBEC et sa fameuse devise  » je me souviens ».

Après une transition compliquée, me voilà arrivé à MONTREAL, et la première chose que l’on apprend, c’est que l’on prononce le T. La seconde c’est que l’on est dans la deuxième ville francophone dans le monde après PARIS. Il fait nuit mais je pose mes affaires à l’hôtel et c’est parti pour une petite ballade, une prise de contact. On se rend compte immédiatement que cette ville est cosmopolite et subit des tas d’influences. La première de toutes, et celle qui m’intéresse pour le moment, c est la cuisine. Car ici on cuisine, on assemble pas on ne frit pas, on a de bons produits. L’obésité est beaucoup moins présente que dans les MARITIMES.

Une expo photo extérieure sur l’idée du papier toilette, si vous trouvez un quelconque rapport entre le papier toilette et le passage à l’olympia de MAE, vous avez peut être raison.   et après DODO !

Ce matin, j’ai décidé d’aller là où tout a commencé. LE MONT ROYAL.

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Comme beaucoup de villes, MONTREAL est bati sur de nombreuses îles, l archipel HOCHELAGA. Il y a beaucoup d’universités donc la population est jeune et dynamique, mais c’est surtout un choc entre l’histoire et la modernité, entre le vieux monde et le nouveau, entre 2 communautés qui se sont fait tant de guerres, et aujourd’hui rejointes par d’autres, asiatiques ou hispaniques pour un brassage culturel permanent. MONTREAL est la première ville du QUEBEC et la deuxième du CANADA derrière TORONTO.

J ai d’énormes difficultés à télécharger les photos, le wifi de l’hôtel n’est pas assez élevé. Je vais les mettre sur FB à mon nom Thierry LENIENT. J’essaierai de corriger plus tard. Merci.

Je reprends le cours aujourd’hui Vendredi 13.

Donc sur le MONT ROYAL il y a une croix qui s’illumine la nuit, et un chalet sur le benvédère.

La vue sur la ville du Belvédère est prodigieuse

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L’hopital neurologique

Le quartier des spectacles et la place des ARTS et l’Opéra

et quelques curiosités

Et un dernier verre aux FOUFOUNES ELECTRIQUES. Bar musical

 

NOVA SCOTIA LE RETOUR 3

Comment dire, hier j’ai eu très peur, la tempête ouragan a été d’une violence sur HALIFAX et le sud de la ville, là où j’étais. Je cherchais vraiment à me poser le plus vite possible. Mais le manque d’électricité empêchait les hôtels de pouvoir louer. On m’a conseillé d’aller à BRIDGEWATER. Mais sur la route de cette ville il y a un village qui longe la côte, où la route est à coté de l’eau. CHESTER BASIN. Je n’ai pas vu arriver la vague qui est passée au dessus de la mini digue, et qui s’est abattue sur la voiture. J’ai cru que je partais à l’eau avec la voiture, je ne voyais plus rien. La voiture n’a pas calé et à continuer à rouler, il restait 200 mètres à franchir que j’ai fait à fond, et m’arrêter un peu plus loin pour reprendre mes esprits.                                                                                                       Hier quand j’ai fini d’écrire, l’hôtel où j’étais a subi sa coupure d’électricité. Donc, pas de wifi, pas de charge de tel, pas d’eau chaude, pas de café, juste dormir. Alors j ai dormi 10 heures.                                                                                                                                                     Ce matin j’ai repris la route, avec quelques appréhensions. J’aurai pu vous asséner de photos d’arbres arrachés, d’inondations et tout le reste, mais je vais le résumer avec une seule. Ce monsieur m’a fait signe j’ai stoppé, il m’a demandé de l’aider à tirer une branche, ce que nous avons fait. Il m’a fait comprendre, avec un humour très british, que sa femme était very happy parce qu’il était obligé de laisser ses computers et téléphone, pour s’occuper de sa maison, pendant qu’elle essayait de sauver la bouffe des congélateurs. Lire la suite « NOVA SCOTIA LE RETOUR 3 »

NOVA SCOTIA LE RETOUR 2

Comme il en faut quelque fois, ce fut une journée de merde. Ce matin, c’est un lever pluvieux qui m’accompagne. Juste pour aller rencontrer EVANGELINE.

Evangeline n a jamais existé que dans la tête de l’américain HENRY LONGFELLOW, auteur d’un poème épique et homérique EVANGELINE, A TALE OF ACADIE, d’une cinquantaine de pages qui raconte l’histoire de 2 amants Evangéline BELLEFONTAINE (ce qui n’a rien à voir avec sa sexualité ) et de Gabriel LAJEUNESSE sont forcés de se séparer après leurs fiançailles à cause du GRAND DERANGEMENT. Evangéline recherche son amant dans toute l’Amérique, et finit par s’installer à PHILADELPHIE comme infirmière. Elle retrouve Gabriel parmi les malades qui meurt dans ses bras.                                                         Les acadiens ont fait de ce poème un symbole de leur histoire, d’ici jusqu’en LOUISIANE.                                                                                                                                         EVANGELINE PLEURANT SON PAYS NATAL

 

Les acadiens s’étaient donc installés à GRAND PRE, ont asséchés les marais, poldérisés la terre, l’ont dessalés avant de pouvoir cultiver et prospérer en accord avec les autochtones micmacs.

En 1755 le GRAND DERANGEMENT, comme le nomme la jeune démocratie britannique de l’époque, et que moi j’appellerai DEPORTATION, a eu lieu. Se soumettre aux anglais ou partir était l’ultimatum. Les acadiens refusèrent et les anglais brûlèrent les fermes, confisquèrent le bétail et entassèrent la population sur des bateaux. Près de 15000 acadiens furent exilés. C’est à ce moment là que fut crée la communauté CAJUN en LOUISIANE.                                                                                                                                                     En 1763, lorsque la paix fut rétabli entre français et anglais, les acadiens revinrent sur leurs terres, mais celles ci appartenaient maintenant aux colons britanniques.

C’est pour cela qu’aujourd’hui les acadiens sont parsemés dans quelques villages  spécifiques.

Il est 11h il pleut des cordes. Naïf, je m’en vais visiter le CAP SPLIT, une petite randonnée m’intéresse.

Le vent ici, est très violent. Le cap SPLIT ce sera pour une autre fois. Je vais passer par THE LOOKOFF car nous sommes au bout de la baie de FUNDY et la vue des marées d amplitude de plus de 20m entre en conflit avec la rivière ANNAPOLIS.

Oui je sais c’est pas terrible comme photos, mais en consultant la météo je vois qu’il va faire ce temps jusqu’à demain matin. Il faut que je traverse l’île et comme j’ai un jour d’avance, je me dis que je vais aller visiter l’EASTERN SHORE au SUD d’HALIFAX. 200 km tout de même.                                                                                                                                          Plus je me rapproche d’HALIFAX, plus les conditions sont démentes. J’ai l’impression que le vent soulève la voiture, De plus c’est l’aquaplanning permanent. Je m’arrête sous les ponts pour me décontracter. Les flics me disent d aller sur HALIFAX. Je regarde encore la météo et je lis que DORIAN requalifié en tempête tropicale est sur la NOUVELLE ECOSSE. HALIFAX est pile sur la trajectoire, ses ponts sont coupés à la circulation. Donc je continue au SUD dans des conditions effroyables. Je passe près de la mer où les vagues s’abattent sur la route, je décide de trouver un hôtel en hauteur. Mais le problème c est qu il n’y a plus d’électricité nulle part, donc pas de location. On me dit d’aller à BRIDGEWATER, peut être je trouverai.                                                                                                C’est de là que j’écris, à l’abri, dans une chambre d’un 4* qui me coûte un bras, en attendant demain. ah! ça y est le courant a sauté !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOVA SCOTIA LE RETOUR

Le sixième ferry, que l’on appelle ici traversier, en traversant la baie de FUNDY, m’a ramené en NOUVELLE ECOSSE afin de finir ma boucle des 4 provinces de l’Atlantique.

DIGBY

 

 

On a débarqué à DIGBY, et DIGBY c’est la capitale mondiale de la pétoncle. Qu’est ce qu’une pétoncle, c’est la cousine germaine de la noix de ST Jacques. D’ailleurs il aurait fallu que je dise noix de pétoncles.

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Voilà c est la preuve qu’au CANADA, on peut manger léger et sain. Bon il est vrai qu’à coté de l’assiette j avais un kilo de sauce béarnaise. Je ne sais pas comment ce sera dans les grandes villes mais le problème de l’obésité, dans les 4 provinces que j’ai traversé est faramineux. Surtout chez la femme. A plus de 40 ans, il y a une infime partie d’elles qui restent minces. C’est effrayant pour la suite, sachant que tout est fait pour cela. Les habitudes alimentaires sont désastreuses. Et je sais de quoi je parle !

ANNAPOLIS ROYAL.

La première colonie acadienne s est installée ici, sur la rive nord, fondée par Pierre DU GUA DE MONS en 1604.

 

En très bon accord avec les micmacs du coin, qui les aident à passer leur premier hiver, ils construisent ce qui reste aujourd’hui L’HABITATION afin de contrôler tout le trafic fluvial.

 

En 1635, CHARLES du MENOU D’AULNAY fait construire un fort sur la rive sud. Il entreprend de vouer la région à l’agriculture, qui ont permis de subvenir aux besoins des acadiens. En 1710, attaqué par les anglais, le fort tombe et est rebaptisé ANNAPOLIS ROYAL

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Il en reste la poudrière !

 

 

Ici ce ne sont pas les hérissons qui sont décimés sur les routes, ce sont les ratons laveurs.

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En route pour le parc KEJIMKUJIK, ancien territoire micmac, ce parc mériterait une semaine de visite. Il y a même des ours. Je me suis contenté d’une petite rando d’une heure et demie et j’ai vu une forêt de PRUCHES, non ce ne sont pas des sapins.

les rapides de MILL FALLS, qui, au printemps sont beaucoup plus impressionnants.

avant de reprendre son cours normal

 

Et au détour d’un sentier, une biche et ses faons encore tachetés.

Il est grand temps de reprendre la route, après cette parenthèse bucolique et initiatique aussi d’ailleurs. Je pars rencontrer EVANGELINE à GRAND PRE. je vous en parlerai demain.

BAIE DE FUNDY, jour 3

SAINT ANDREWS.

La station balnéaire, la plus cotée de la baie de FUNDY. tout d’abord un blockhaus de 1852. Oui ça existait déjà. par mauvais temps et par beau temps

ST ANDREWS est un village rue, boutiques, hôtels, restaurants sont tous dans la même rue. Aujourd’hui il y a même un marché local.

Pendant une petite ballade dans les bois, je suis tombé sur cette biche qui n’avait pas l’air d’être effrayée.P1040135

SAINT ANDREWS se trouve dans une baie splendide, au milieu de dizaines d’îles et d’îlots. Toujours ces goémons comestibles. La baie s’appelle PASSAMAQUODDY, et peut nous faire penser que l’on est sur un territoire micmac et algonquin.

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Après quelques slaloms entre les îles …

Nous arrivons dans la baie de FUNDY, et là le ballet des baleines commencent. Je vous assure que les photos que j’ai prises ne reflètent en rien la magie du moment. Je vous les livre.

 

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Ce sont des rorquals communs, c’est à dire le deuxième plus gros mammifère terrestre, 20 m de long pour 40 tonnes. C’est aussi le plus chanteur , le plus bruyant. Les expulsions par leur évent résonnent encore à mon oreille.

Les élevages de saumon se font comme en NORVEGE mais j’espère qu’ils n’ont pas la même nourriture.

SAINT JOHN

Ancienne plus grande ville du pays, capitale de la construction des bateaux en bois, a commencé son déclin suite à un incendie qui a ravagé la ville. Aujourd’hui sa curiosité réside en son phénomène de rapides et de courants qui s’inversent. La photo a été prise au début de la marée montante et l’on voit le courant passer de la baie à la rivière. C’est à marée basse que la rivière SAINT JEAN reprend son cours normal. C’est le seul endroit au monde où cela existe.

La ville

et quelque curiosités. A noter qu’à 22 h la bibliothèque et le musée étaient toujours ouverts

Voilà le NEW BRUNSWICK c’est terminé. Je retourne en NOUVELLE ECOSSE finir ma boucle. Pour traverser la baie de FUNDY il faut…

FERRY ACTE 6

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BAIE DE FUNDY (new brunswick) jour 2

HOPEWELL ROCKS

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Merci à la jolie personne d origine asiatique qui a pris cette photo.

L’érosion des marais a détaché ces rochers rouges.

Avec en bonus la vue à marée haute.

Un passage par la forêt m’a fait apercevoir un petit écureuil virevoltant et un faucon pèlerin qui peut manger un goéland. (l’écureuil est à la croisée des branches, un peu caché et flou, je sais). (et le pèlerin tu le vois le pèlerin ? je ne suis pas photographe animalier)

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Beau spécimen d orignal, moose en anglais ( non pas mouse, ça c est la souris).

Rappelez vous ! La profession de Clint EASTWOOD dans LA ROUTE DE MADISON ? Avant de tomber dans les griffes de l’adultèrine MERYL STREEP, il était photographe de pont en bois couvert. Et oui comme moi à ce moment, mais il n’y avait pas d’adultèrine.

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Les « estrans », c’est comme ça que les canadiens nomment la partie entre la marée basse et la haute. Cà fait un peu provençal, non? De nombreux petits crabes, coquillages, petites bêtes en tout genre, se retrouvent à la vue de quelques prédateurs. A noter que les algues à coté du bois flotté sont comestibles et les gens du coin en sont friands. Je ne suis pas du coin !

Et c’est là que l’idée a germé. je suis à 80 kms de l’état du Maine, je ne suis pas mexicain, je vais aller voir si je peux passer aux Etats Unis. C’est parti.

Sortir du CANADA, pas de problème. En arrivant à la frontière américaine, je me soumets à la fouille du véhicule, pas de shit, pas de guns, mais qu’est ce que je vois là, sur le siège : une banane, enfin le fruit quoi. Toujours ce problème d’introduction de fruits ou légumes à l’étranger. Conformément à leurs lois, je me rends dans leur bureau afin de remplir l’ETSA (electronic system for travel authorisation) avec prises d’empreintes de tous les doigts et d’une photo. Je suis en règle, je rentre.

Cà ne s’invente pas la ville américaine s’appelle CALAIS

Clichés on ne peut plus banal d’une ville frontalière, malgré quelques autochtones sympathiques.

Bon l ‘escapade a assez duré, je retourne au CANADA, avec la sensation tout à fait saugrenue et inadaptée, de rentre chez moi.

ooooohh !! Caille, je suis allé aux states

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NOUVEAU BRUNSWICK (New Brunswick) jour 1

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Voici la 3 ème et dernière province de l’Atlantique, le NEW BRUNSWICK. Quand on y pénètre par le pont de la Confédération qui vient de l’île du PRINCE EDOUARD, on se trouve en ACADIE. Ici, enfin, ce ne sont pas des villages parsemés comme ailleurs c’est une région.

On arrive sur le fort BEAUSEJOUR. Un fort construit en étoile comme LOUISBOURG, à la VAUBAN, où en 1755 les Anglais contestent la position des Français et attaquent. Comme très souvent les Anglais gagnent, par contre le fort qu’ils avaient construit n ‘existe plus. Je me demande si l’on était pas plus fort pour construire que pour combattre.

Avant d arriver à MONCTON, nous passons à MEMRAMCOOK, où l’Abbé LEFEVRE avait fondé une école acadienne. Et c est ici qu’est né la première convention acadienne en 1864. 1864 la même année que la convention pour créer le CANADA. L’ACADIE politique est né la même année, la fête nationale du 15 août, le drapeau, sont nés ce jour là sous l’initiative de mgr l’abbé RICHARD.

Je continue sur MONCTON, la ville où se trouve une université acadienne et où un tiers de la population parle français. Rien de bien spécial. Une cathédrale, du street art et des passages piétons particuliers.

Le phénomène ici, c est le MASCARET. Et c’est quoi le mascaret?                                                 Le MASCARET c’est la marée motrice qui inverse le cours des rivières. MONCTON est à 40 kms de la baie de FUNDY. Cette baie est comme un goulot à l’EST, et ses marées remontent si fortement que les rivières inversent leurs cours. C’est ainsi qu’à MONCTON la rivière PETITCODIAC reprend son cours à marée basse. Imaginons une forte marée en Méditérranée qui inverserait le courant du RHÔNE jusqu’à ARLES ? étonnant non?

The show must go on

Île du PRINCE EDOUARD jour 2

Direction le NORD, en passant toujours dans des zones de culture et d’élevage.

Puis des plages, des côtes, des ports.

Mais aussi l ‘ostréiculture

Et on arrive sur les lieux du roman, dans la vraie maison où l auteure a écrit. Oui je sais on s’en tape.

continuons jusqu’à la deuxième plus grande ville de la province mais qui est sans intérêt.

Et pour sortir de l’île, le pont de la CONFEDERATION, qui vous amène dans le NEW BRUNSWICK, but de ma prochaine étape, en 13 kms de pont, et surtout la « modique » somme de 47,5 dollars environ 35 euros.